Législation

Ordonnance du 18 mai 2005 sur la réduction des risques liés à l'utilisation de substances, de préparations et d'objets particulièrement dangereux (Ordonnance sur la réduction des risques liés aux produits chimiques, ORRChim)

ORRChimRS 814.81En vigueurVersion du 16.07.202629 articles

Ce qui se prépare

Projets de révision qui touchent ORRChim, suivis jusqu’à leur publication au RO.

Dernières modifications

Une ligne par publication au Recueil officiel, avec les articles touchés.

  • RO 2022 788en vigueur le 01.01.2026
    modifié : art. 7, 8, 9, 10, 11, 12, 23a · introduit : art. 8a, 12a
  • RO 2025 565loi de base OPPh (RS 916.161)en vigueur le 01.12.2025
    modifié : art. 18, 20
  • RO 2023 711loi de base OEng (RS 916.171)en vigueur le 01.01.2024
    modifié : art. 16
  • RO 2015 2367en vigueur le 01.09.2015
    introduit : art. 4a · modifié : art. 5, 6, 16, 18, 21
  • RO 2013 3041loi de base Ordonnance portant adaptation d'ordonnances suite à la réorganisation de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinairesen vigueur le 01.01.2014
    modifié : art. 4
  • RO 2012 6161en vigueur le 01.12.2012
    modifié : art. 2

6 publications au RO citées dans le texte en vigueur.

Table des matières
  1. Chapitre 1Dispositions générales1–2
  2. Chapitre 2Utilisation de substances, de préparations et d’objets3–12a
  3. Chapitre 3Exécution13–22
  4. Chapitre 4Dispositions finales23–24

Le Conseil fédéral suisse, vu les art. 2, al. 4, 19, 22, al. 2, 24, 38, 39, al. 2, 44, al. 2, 45, al. 2 et 5, et 46, al. 1, de la loi du 15 décembre 2000 sur les produits chimiques (LChim), vu les art. 27, al. 2, 29, 30a, 30b, 30c, al. 3, 30d, 32abis, 38, al. 3, 39, al. 1 et 1bis, 41, al. 3, 44, al. 2 et 3, 46, al. 2 et 3, 48, al. 2, et 63, al. 2, de la loi du 7 octobre 1983 sur la protection de l’environnement (LPE), vu les art. 9, al. 2, let. c, 27, al. 2, et 48, al. 2, de la loi fédérale du 24 janvier 1991 sur la protection des eaux, vu l’art. 15, al. 4 et 5, de la loi du 20 juin 2014 sur les denrées alimentaires, vu l’art. 56, al. 2, de la loi du 30 septembre 2016 sur l’énergie (LEne), en exécution de la loi fédérale du 6 octobre 1995 sur les entraves techniques au commerce, arrête:

Chapitre 1 Dispositions générales

Art. 1Objet et champ d’application

1

 La présente ordonnance:

  1. a.

    interdit ou restreint l’utilisation des substances, préparations et objets mentionnés dans les annexes, qui sont particulièrement dangereux;

  2. b.

    réglemente les exigences personnelles et professionnelles requises pour l’utilisation de substances, de préparations et d’objets déterminés qui sont particulièrement dangereux.

2

 Sous réserve de prescriptions d’élimination spécifiques fixées dans la présente ordonnance, les substances, les préparations et les objets qui sont des déchets au sens de l’art. 7, al. 6, LPE sont soumis aux prescriptions des ordonnances suivantes:

  1. a.

    ordonnance du 4 décembre 2015 sur les déchets1;

  2. b.

    ordonnance du 22 juin 2005 sur les mouvements de déchets2, et

  3. c.

    ordonnance du 14 janvier 1998 sur la restitution, la reprise et l’élimination des appareils électriques et électroniques3.

3

 La présente ordonnance ne s’applique pas:

  1. a.

    au transport de substances, de préparations et d’objets par voie routière, ferrée, navigable et aérienne ou par conduite;

  2. b.

    au transit sous surveillance douanière de substances, de préparations et d’objets, pour autant qu’ils ne subissent aucun traitement ni aucune transformation lors de ce transit.

  1. RS 814.600
  2. RS 814.610
  3. RS 814.620

Art. 2Définitions

Sous réserve des définitions spécifiques fixées dans les annexes, on entend, dans la présente ordonnance, par:1

  1. a.

    fabricant, toute personne physique ou morale qui fabrique, produit ou importe des substances, des préparations ou des objets à titre professionnel ou commercial; est considérée également comme fabricant toute personne qui se procure des substances, des préparations ou des objets en Suisse et les remet sous un nom commercial propre ou pour un autre usage, à titre professionnel ou commercial, sans en changer la composition; toute personne qui fait fabriquer une substance, une préparation ou un objet en Suisse par un tiers est considérée comme seul fabricant dans la mesure où elle a un domicile ou un siège social en Suisse;

  2. b.

    commerçant, toute personne physique ou morale qui se procure des substances, des préparations ou des objets en Suisse et les remet à titre commercial sans en changer la composition.

  1. Nouvelle teneur selon le ch. I de l’O du 7 nov. 2012, en vigueur depuis le 1er déc. 2012 (RO 2012 6161).

Chapitre 2 Utilisation de substances, de préparations et d’objets

Section 1 Restrictions, interdictions et dérogations

Art. 3

1

 Les restrictions et les interdictions auxquelles est soumise l’utilisation de substances, de préparations et d’objets déterminés, ainsi que les dérogations qui s’y rapportent, sont réglementées dans les annexes.

2

 Les dérogations prévues dans les annexes ne sont accordées qu’à des personnes ayant leur domicile ou leur siège social en Suisse.

Section 1a Étiquetages spéciaux

Art. 3a

1

 Les étiquetages spéciaux doivent être bien lisibles et indélébiles. Ils doivent être rédigés dans au moins une langue officielle du lieu où la substance, la préparation, l’appareil ou l’objet sont remis aux utilisateurs ou où l’installation est mise en place;

2

 En accord avec des utilisateurs professionnels donnés, peuvent être étiquetés dans une autre langue officielle ou en anglais:

  1. a.

    une substance ou une préparation destinée à leur être remise;

  2. b.

    les appareils et installations qui leur sont destinés.

3

 Les langues officielles sont l’allemand, le français et l’italien.

Section 2 Autorisations concernant des usages spécifiques

Art. 4Usages soumis à autorisation1

Les usages suivants requièrent une autorisation délivrée par les autorités mentionnées ci-dessous:

Usage:

Autorité délivrant l’autorisation:

  1. a.

    l’usage, à titre professionnel ou commercial, de produits destinés à protéger les plantes contre les rongeurs (rodenticides), appliqués mécaniquement ou dans le cadre d’actions inter-entreprises

les autorités cantonales, d’entente avec l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV), l’Office fédéral de l’agriculture (OFAG) et l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) en cas d’usage régional ou suprarégional

  1. b.

    la pulvérisation et l’épandage de produits phytosanitaires, de substances de base, de produits biocides et d’engrais par voie aérienne

l’Office fédéral de l’aviation civile, accord avec l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), l’OSAV, l’OFAG, le Secrétariat d’État à l’économie (SECO) et l’OFEV

  1. c.

    l’usage de produits biocides, de produits phytosanitaires, de substances de base, et d’engrais en forêt, s’il n’est pas inclus dans une autorisation au sens de la let. a ou b

les autorités cantonales

  1. Nouvelle teneur selon le ch. I 6 de l’O du 4 sept. 2013 (Réorganisation de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires), en vigueur depuis le 1er janv. 2014 (RO 2013 3041).

Art. 4aUsage non soumis à autorisation1

Une autorisation selon l’art. 4, let. b, n’est pas nécessaire pour la diffusion d’organismes à l’aide d’un aéronef sans occupant.

  1. Introduit par le ch. I de l’O du 1er juil. 2015, en vigueur depuis le 1er sept. 2015 (RO 2015 2367).

Art. 5Conditions de l’autorisation

1

 Une autorisation selon l’art. 4, let. a et c, est accordée s’il n’est pas à craindre que l’usage prévu mette l’environnement en danger. L’autorisation est limitée dans le temps et dans l’espace.1

1bis

 Une autorisation selon l’art. 4, let. b, est limitée dans le temps et dans l’espace et n’est accordée pour l’application prévue que:

  1. a.

    si l’épandage au sol n’est pas une solution viable ou l’épandage par voie aérienne présente des avantages pour la protection de la santé de l’homme ou de l’environnement;

  2. b.

    si l’entreprise de transports aériens utilise des aéronefs et des équipements correspondant à la meilleure technologie disponible pour la protection de la santé de l’homme et de l’environnement, et

  3. c.

    si aucun danger n’est à craindre pour la santé humaine et pour l’environnement.2

2

 Les autorisations ne sont accordées qu’à des personnes ayant leur domicile ou leur siège social en Suisse ou dans un pays membre de l’Union européenne (UE) ou de l’Association européenne de libre-échange (AELE).

  1. Nouvelle teneur selon le ch. I de l’O du 1er juil. 2015, en vigueur depuis le 1er sept. 2015 (RO 2015 2367).
  2. Introduit par le ch. I de l’O du 1er juil. 2015, en vigueur depuis le 1er sept. 2015 (RO 2015 2367).

Art. 6Coordination1

Lorsque qu’une autorité fédérale est compétente pour une autorisation, elle demande à l’autorité cantonale concernée, avant de rendre sa décision, si celle-ci estime que les conditions d’octroi d’une autorisation sont respectées et quelles dispositions accessoires éventuelles devraient être prévues en cas d’autorisation. L’autorité fédérale fait part de sa décision à l’autorité cantonale.

  1. Nouvelle teneur selon le ch. I de l’O du 1er juil. 2015, en vigueur depuis le 1er sept. 2015 (RO 2015 2367).

Section 3 Permis

Art. 7Utilisation de substances et de préparations soumise à autorisation

1

 Les activités suivantes ne peuvent être exercées à titre professionnel ou commercial que par des personnes physiques disposant d’un permis, ou de qualifications reconnues comme équivalentes, ou sous leur direction:

  1. a.

    l’emploi de:

    1. 1.

      produits phytosanitaires,

    2. 2.

      pesticides sur mandat de tiers,

    3. 3.

      désinfectants de l’eau des piscines publiques,

    4. 4.

      produits pour la conservation du bois;

  2. b.

    l’utilisation de fluides frigorigènes lors:

    1. 1.

      de la fabrication, du montage, de l’entretien ou de l’élimination d’appareils ou d’installations servant à la réfrigération, à la climatisation ou au captage de chaleur,

    2. 2.

      de l’élimination de fluides frigorigènes.

2

 Les fumigants ne peuvent être utilisés comme pesticides que par des personnes physiques disposant du permis pertinent ou de qualifications reconnues comme équivalentes.

3

 Le département compétent règle les modalités concernant les permis. Il peut prévoir des dérogations au régime de l’autorisation. Il tient compte des buts de protection.1

  1. Nouvelle teneur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2022, en vigueur depuis le 1er janv. 2026 (RO 2022 788).

Art. 8Preuve concernant les connaissances techniques

1

 Le permis est délivré à toute personne ayant prouvé, au cours d’un examen, qu’elle dispose des connaissances nécessaires à l’activité prévue en ce qui concerne:

  1. a.

    les bases de l’écologie et de la toxicologie;

  2. b.

    la législation sur la protection de l’environnement, de la santé et des travailleurs;

  3. c.

    les mesures visant à protéger l’environnement et la santé;

  4. d.

    l’impact environnemental ainsi que l’emploi et l’élimination corrects des substances, des préparations et des objets;

  5. e.

    les appareils et leur maniement correct.

2

 Les permis correspondants des pays membres de l’UE ou de l’AELE sont assimilés aux permis suisses, sous réserve des dispositions en matière de permis pour l’emploi de phytosanitaires.1

3

 Le département compétent ou un organe qu’il désigne décide, à la demande d’une école ou d’une institution de formation professionnelle, si un diplôme déterminé peut être considéré comme équivalent à un permis. Une telle équivalence est exclue pour l’emploi de produits phytosanitaires.2

4

 Le département compétent détermine l’organe habilité à reconnaître une expérience professionnelle comme équivalente à un permis et fixe les conditions qui doivent être remplies pour cette reconnaissance. Une telle équivalence est exclue pour l’emploi de produits phytosanitaires.3

5

 Les art. 9 à 11 valent par analogie pour:

  1. a.

    les permis des pays membres de l’UE et de l’AELE (al. 2);

  2. b.

    les diplômes considérés comme équivalents à un permis (al. 3);

  3. c.

    l’expérience professionnelle reconnue comme équivalente à un permis (al. 4).

  1. Nouvelle teneur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2022, en vigueur depuis le 1er janv. 2026 (RO 2022 788).
  2. Nouvelle teneur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2022, en vigueur depuis le 1er janv. 2026 (RO 2022 788).
  3. Nouvelle teneur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2022, en vigueur depuis le 1er janv. 2026 (RO 2022 788).

Art. 8aPermis UE/AELE en matière de produits phytosanitaires1

1

 L’assimilation prévue par l’art. 8, al. 2 est exclue pour les permis autorisant l’emploi de produits phytosanitaires aux personnes établies en Suisse au sens de de l’Accord du 21 juin 1999 entre la Confédération suisse, d’une part, et la Communauté européenne et ses États membres, d’autre part, sur la libre circulation des personnes2 ou de l’annexe K de la Convention du 4 janvier 1960 instituant l’Association Européenne de Libre-Échange3.

2

 Sur demande des titulaires de permis correspondants des pays membres de l’UE ou de l’AELE, le département compétent décide de la reconnaissance de leurs qualifications professionnelles. Cette reconnaissance permet l’obtention d’un permis suisse.

3

 Si le département constate des différences substantielles entre la formation étrangère et la formation suisse, il prévoit des mesures destinées à les compenser (mesures de compensation), notamment sous la forme d’un examen ou d’un stage d’adaptation.

4

 Les prestataires de services sont dispensés de reconnaissance. Ils sont toutefois soumis à la législation suisse en matière de déclaration et de vérification de leurs qualifications professionnelles.

  1. Introduit par le ch. I de l’O du 16 nov. 2022, en vigueur depuis le 1er janv. 2026 (RO 2022 788).
  2. RS 0.142.112.681
  3. RS 0.632.31

Art. 9Validité territoriale et temporelle1

1

 Le permis est valable dans toute la Suisse.

2

 Le permis autorisant à employer à titre professionnel ou commercial des produits phytosanitaires en vertu de l’art. 7, al. 1 let. a, est valable cinq ans. Il se prolonge de cinq ans en cinq ans à condition que son titulaire ait suivi les formations continues visées à l’art. 10 avant son échéance.

3

 Le département compétent peut limiter la durée de validité des permis.

  1. Nouvelle teneur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2022, en vigueur depuis le 1er janv. 2026 (RO 2022 788).

Art. 10Formations continues obligatoires1

1

 Toute personne titulaire d’un permis et qui exerce l’activité correspondante doit s’informer régulièrement de l’évolution de la pratique professionnelle et suivre des formations continues.

2

 Le département compétent peut régler, si nécessaire, les modalités des formations continues obligatoires, notamment leur étendue, leur contenu et leurs conditions, ainsi que la reconnaissance et le contrôle des organes chargés des formations continues.

3

 S’agissant des permis autorisant à employer à titre professionnel ou commercial des produits phytosanitaires, les formations continues doivent être suivies auprès des organes chargés des formations continues reconnus par l’OFEV.

  1. Nouvelle teneur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2022, en vigueur depuis le 1er janv. 2026 (RO 2022 788).

Art. 11Sanctions

1

 Lorsque le titulaire d’un permis viole les prescriptions des législations sur la protection de l’environnement, de la santé ou des travailleurs qui concernent le champ d’application de ce permis, l’autorité cantonale peut, par voie de décision:1

  1. a.

    exiger de la personne concernée qu’elle suive un cours ou qu’elle passe un examen, ou

  2. b.

    lui retirer provisoirement ou définitivement son permis.

2

 L’autorité cantonale informe l’office fédéral compétent de sa décision.

  1. Nouvelle teneur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2022, en vigueur depuis le 1er janv. 2026 (RO 2022 788).

Art. 12Compétences

1

 Le Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication (DETEC) est compétent pour les permis au sens de l’art. 7, al. 1, let. a, ch. 1 et 4, et let. b.

2

 Le Département fédéral de l’intérieur (DFI) est compétent pour les permis au sens de l’art. 7, al. 1, let. a, ch. 2 et 3, et al. 2.

3

 Le département détermine:

  1. a.

    le contenu et l’étendue des examens, ainsi que la procédure retenue pour ceux-ci;

  2. b.

    les devoirs des organes responsables des examens en matière de documentation.

4

 Le département ou un organe désigné par lui détermine les organes chargés des examens, qui font passer les examens et établissent les permis. Les permis autorisant à employer à titre professionnel ou commercial des produits phytosanitaires sont délivrés par l’OFEV.1

5

 Le DETEC veille à ce qu’il soit possible de se préparer aux examens relevant de son domaine de compétence.

6

 S’agissant des permis autorisant à employer à titre professionnel ou commercial des produits phytosanitaires, l’OFEV:

  1. a.

    décide, sur demande écrite, si un organe chargé des formations continues peut être reconnu pour proposer une formation continue en vertu de l’art. 10;

  2. b.

    contrôle les organes chargés des formations continues;

  3. c.

    révoque la reconnaissance d’un organe chargé des formations continues si, malgré un avertissement, celui-ci n’applique pas les mesures correctives ordonnées.2

  1. Nouvelle teneur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2022, en vigueur depuis le 1er janv. 2026 (RO 2022 788).
  2. Introduit par le ch. I de l’O du 16 nov. 2022, en vigueur depuis le 1er janv. 2026 (RO 2022 788).

Art. 12aFinancement des organes chargés des examens et des formations1

1

 En vertu de l’art. 49, al. 1, LPE, la Confédération peut accorder, sur demande auprès de l’OFEV, aux organes chargés des examens et des formations continues des aides financières pour les formations initiales et continues. Ces organes peuvent obtenir des aides financières dans les domaines suivants:

  1. a.

    l’agriculture;

  2. b.

    l’horticulture;

  3. c.

    les domaines spéciaux, tels que l’utilisation d’herbicides dans l’agriculture et l’entretien des infrastructures ferroviaires, des terrains militaires, de l’environnement d’immeubles d’habitation ou de services ainsi que de bâtiments commerciaux, industriels ou publics;

  4. d.

    l’économie forestière.

2

 L’aide financière est versée sous la forme d’un forfait et s’élève au maximum à 50 % des frais nécessaires à une formation efficace. En font partie la conception, l’organisation, la préparation et l’exécution des examens et des formations.

3

 Le DETEC règle les contenus et les objectifs des formations et fixe les critères déterminants pour l’octroi des aides financières par voie d’ordonnance. En règle générale, les contenus, les objectifs et les critères sont fixés pour la période couvertes par la décision de financement.

  1. Introduit par le ch. I de l’O du 16 nov. 2022, en vigueur depuis le 1er janv. 2026 (RO 2022 788).

Chapitre 3 Exécution

Art. 13Cantons

Les cantons veillent à ce que les dispositions de la présente ordonnance soient respectées, dans la mesure où les compétences ne sont pas réglementées d’une autre manière.

Art. 14Confédération

Il incombe à la Confédération:

  1. a.

    de s’acquitter des tâches qui lui sont attribuées en vertu des art. 4, 7 à 12 (permis) et 19;

  2. b.

    d’accorder les autorisations au sens des annexes;

  3. c.

    d’exécuter les dispositions concernant l’importation et l’exportation;

  4. d.

    d’exécuter la présente ordonnance pour ce qui est des substances, des préparations et des objets qui servent à la défense nationale.

Art. 15Délégation de tâches et de compétences à des tiers

1

 Les services fédéraux concernés peuvent déléguer, entièrement ou en partie, les tâches et les compétences qui leur sont attribuées par la présente ordonnance à des corporations de droit public ou à des particuliers appropriés.

2

 Dans la mesure où cette délégation concerne l’exécution de la protection de la santé, elle est restreinte aux art. 7 à 12 (Permis) et aux activités d’information au sens de l’art. 28 LChim.

Art. 16Dispositions d’exécution spéciales

1

 Pour les dispositifs médicaux, l’exécution est régie par l’ordonnance du 17 octobre 2001 sur les dispositifs médicaux1.

2

 Pour les substances, les préparations et les objets en rapport avec des installations et des activités qui servent à la défense nationale, l’exécution est régie par l’art. 82 de l’ordonnance du 5 juin 2015 sur les produits chimiques (OChim)2.3

3

 Pour les engrais, les dispositions d’exécution de l’ordonnance du 1er novembre 2023 sur les engrais4 s’appliquent également.5

  1. RS 812.213
  2. RS 813.11
  3. Nouvelle teneur selon le ch. I de l’O du 1er juil. 2015, en vigueur depuis le 1er sept. 2015 (RO 2015 2367).
  4. RS 916.171
  5. Nouvelle teneur selon l’annexe 5 ch. II 3 de l’O du 1er nov. 2023 sur les engrais, en vigueur depuis le 1er janv. 2024 (RO 2023 711).

Art. 17Surveillance de l’importation et de l’exportation

1

 Les bureaux de douane contrôlent, à la demande de l’OFSP, de l’OFAG ou de l’OFEV, si les substances, les préparations et les objets sont conformes aux dispositions de la présente ordonnance.

2

 S’ils soupçonnent une infraction, ils sont habilités à retenir la marchandise à la frontière et à faire appel aux autres autorités d’exécution au sens de la présente ordonnance. Ces autorités se chargent de la suite de l’enquête et prennent les mesures requises.

Art. 18Contrôles

1

 L’autorité cantonale chargée de l’exécution contrôle, par sondage ou à la demande de l’OFSP, de l’OFAG, de l’OFEV ou du SECO, les substances, les préparations et les objets présents sur le marché auprès des fabricants, des commerçants et des utilisateurs professionnels ou commerciaux. Elle vérifie si les substances, les préparations et les objets sont conformes aux dispositions des annexes, notamment en ce qui concerne leur composition, leur étiquetage et l’information des acquéreurs.1

2

 Elle contrôle en outre si ces substances, ces préparations et ces objets sont utilisés conformément aux prescriptions de la présente ordonnance.

3

 Si les substances, les préparations ou les objets contrôlés ou l’utilisation qui en est faite donnent lieu à des réclamations, l’autorité chargée du contrôle en informe les autorités qui ont compétence de décision au sens de l’art. 19. S’il s’agit d’autorités cantonales, elle informe également l’OFSP, l’OFEV et le SECO, ainsi que l’OSAV et l’OFAG en cas de réclamations portant sur des produits phytosanitaires et l’OFAG en cas de réclamations portant sur des engrais.2

  1. Nouvelle teneur selon le ch. I de l’O du 1er juil. 2015, en vigueur depuis le 1er sept. 2015 (RO 2015 2367).
  2. Nouvelle teneur selon l’annexe 10 ch. II 5 de l’O du 20 août 2025 sur les produits phytosanitaires, en vigueur depuis le 1er déc. 2025 (RO 2025 565).

Art. 19Décisions découlant des contrôles

S’il s’avère lors d’un contrôle que les dispositions de la présente ordonnance ne sont pas respectées, l’autorité fédérale ou l’autorité du canton dans lequel le fabricant, le commerçant ou l’utilisateur a son domicile ou son siège social arrête les mesures nécessaires.

Art. 20Conseil technique pour l’emploi d’engrais, de produits phytosanitaires et de substances de base1

1

 Les cantons veillent à mettre en place un conseil technique pour les questions liées à l’emploi d’engrais, de produits phytosanitaires et de substances de base; ils en assurent le financement.

2

 Ils peuvent ordonner aux personnes employant des engrais, des produits phytosanitaires et des substances de base à titre professionnel ou commercial dans des régions polluées:

  1. a.

    de recourir aux services du conseil technique;

  2. b.

    de fournir les données d’exploitation requises pour ces services de conseil.

  1. Nouvelle teneur selon l’annexe 10 ch. II 5 de l’O du 20 août 2025 sur les produits phytosanitaires, en vigueur depuis le 1er déc. 2025 (RO 2025 565).

Art. 21Confidentialité des données et échange de données1

La confidentialité des données et leur échange, tant entre les différentes autorités chargées de l’exécution qu’entre la Suisse et l’étranger, sont régis par les art. 73 à 76 OChim2.

  1. Nouvelle teneur selon le ch. I de l’O du 1er juil. 2015, en vigueur depuis le 1er sept. 2015 (RO 2015 2367).
  2. RS 813.11

Art. 22Émoluments

L’assujettissement aux émoluments et le calcul des émoluments perçus par les autorités fédérales d’exécution pour tout acte administratif prévu par la présente ordonnance sont régis par l’ordonnance du 18 mai 2005 sur les émoluments perçus en application de la législation sur les produits chimiques1.

  1. RS 813.153.1

Chapitre 4 Dispositions finales

Art. 23Dispositions transitoires

1

 Les dispositions transitoires concernant les permis au sens des art. 7 à 12 sont arrêtées par le département compétent.

2

 Les dérogations accordées en vertu de l’ordonnance du 9 juin 1986 sur les substances1 restent valables jusqu’à leur échéance.

3

 Les demandes de dérogations en suspens lors de l’entrée en vigueur de la présente ordonnance sont régies par ses dispositions.

  1. [RO 1986 1254; 1988 911; 1989 270, 1214, 2420; 1991 1981, 2106; 1992 1749; 1994 678; 1995 1491 art. 440 ch. 2, 4425 annexe 1 ch. II 14, 5505; 1997 697; 1998 2009, 2863 annexe 5 ch. 3; 1999 39, 1362, 2045 annexe 2 ch. 3; 2000 ch. II 9, 1949 art. 22 al. 2; 2001 522 annexe ch. 2, 1758, 3294 ch. II 6; 2003 940, 1345, 5421 ch. II 2;2004 3209, 4037 ch I 7. RO 2005 2695 ch. I 1]

Art. 23aDispositions transitoires relatives à la modification du 16 novembre 20221

1

 Les titulaires d’une habilitation pour l’emploi de produits phytosanitaires délivrée selon l’art. 8, al. 1, 3 ou 4, en vigueur jusqu’au 31 décembre 2025 peuvent l’annoncer à l’OFEV jusqu’au 30 juin 2026 pour qu’elle soit échangée.

2

 Les habilitations délivrées selon l’ancien droit qui ont été annoncées jusqu’au 30 juin 2026 sont échangées contre un permis d’une durée de validité de cinq ans dont les données sont contenues dans le Registre Permis PPh visé à l’art. 1 de l’ordonnance du 16 novembre 2022 relative au registre des permis pour l’emploi des produits phytosanitaires2.

3

 Les titulaires qui ont obtenu leur habilitation avant le 1er janvier 2000 doivent suivre l’intégralité de leurs formations continues au sens de l’art. 9, al. 3, avant le 31 décembre 2029.

4

 Les habilitations délivrées selon l’ancien droit sont caduques dès le 1er janvier 2027.

  1. Introduit par l’annexe ch. 2 de l’O du 11 mars 2022 (RO 2022 220). Nouvelle teneur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2022, en vigueur depuis le 1er janv. 2026 (RO 2022 788).
  2. RS 814.88

Art. 24Entrée en vigueur

La présente ordonnance entre en vigueur le 1er août 2005.

Annexes

  • Dispositions concernant des substances déterminées
  • Dispositions concernant des substances déterminées
  • Polluants organiques persistants
  • Substances organiques halogénées
  • Hydrocarbures chlorés aliphatiques
  • Substances appauvrissant la couche d’ozone
  • Substances stables dans l’air
  • Amiante
  • Mercure
  • Octylphénol, nonylphénol et leurs éthoxylates
  • Substances à effet ignifuge
  • Substances cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction
  • Substances liquides dangereuses
  • Benzène et homologues
  • Aromates nitrés, amines aromatiques et colorants azoïques
  • Composés organostanniques
  • Goudron
  • Substances per- et polyfluoroalkylées
  • Substances visées à l’annexe XIV du règlement (CE) no 1907/2006
  • Phtalates
  • Siloxanes cycliques
  • Dispositions concernant des groupes de préparations et d’objets
  • Lessives
  • Produits de nettoyage et désodorisants
  • Solvants
  • Produits biocides
  • Produits phytosanitaires et substances de base
  • Engrais
  • Produits à dégeler
  • Peintures et vernis
  • Matières plastiques, leur monomères et additifs
  • Fluides frigorigènes
  • Agents d’extinction
  • Générateurs d’aérosols
  • Additifs pour combustibles
  • Condensateurs et transformateurs
  • Piles
  • Dispositions spéciales concernant les métaux
  • Objets à base de bois et autres objets contenant de la résine
  • Équipements électriques et électroniques
  • Gaz isolants dans des appareils et installations électriques

Les annexes sont consultables sur Fedlex.

Texte : droit fédéral consolidé (Fedlex), version du 16.07.2026. Seule la publication officielle fait foi. Hébergement en Europe (RGPD).